7 MOTS IMPORTANTS DE LA VIE JUIVE EXPLIQUÉS

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7 MOTS IMPORTANTS DE LA VIE JUIVE EXPLIQUÉS

Beit Knesset (Synagogue)

Beit Knesset ne veut pas dire "maison de prière" mais littéralement "Maison de l’assemblée ».  Ce nom met l'accent sur la dimension communautaire de la vie juive, plus que sur l'acte individuel de prier. Le mot grec "Synagogue" traduit aussi cette idée d'assemblée.         D'ailleurs, une prière dite à la synagogue a beaucoup plus de force car on bénéficie des mérites de toute la communauté.

Brakha

La prière est construite autour de bénédictions appelées "Brakhot". Le mot Brakha a la même racine que : "Berekh" (le genou) et "Breikha" (la source). Toutes ces idées sont liées : on plie les genoux pour reconnaître qu'Hachem est la source de tout, et on devient le canal qui fait descendre Sa bénédiction. Une Brakha, ce n'est donc pas un simple "merci".

Chaque bénédiction est une invitation faite à Hachem pour qu'Il réside dans l'action que l'on s'apprête à accomplir.

Kavana

Le mot Kavana vient de la racine » "Kivoun" : la direction. Prier avec Kavana, c'est diriger son esprit et son cœur vers Hashem pendant qu'on récite la prière. D'ailleurs, on peut lire en allusion dans Kavana l'expression : "Kivoun Hé" : La direction vers Hachem. Sans cette intention, les mots restent de simples sons. Avec elle, ils deviennent une vraie connexion.

Amen

Le mot Amen vient de la racine "Emouna" : la foi, la confiance. C'est aussi l'acronyme de

D-ieu, Roi fidèle. En répondant Amen, tu affirmes que ce qui vient d'être dit est vrai et tu témoignes de ta confiance totale dans la réalisation de ces paroles. La Guemara nous enseigne que celui qui répond Amen à une bénédiction accomplit un acte plus grand encore que celui qui la récite.

Minyan

Ce mot vient de la racine "Limnot" : compter. Il désigne le quorum de 10 hommes juifs adultes (à partir de la Bar Mitsva) nécessaire pour réciter certaines prières en public. Ce chiffre vient des Meraglim, les explorateurs. Ils étaient 10 à avoir médit de la Terre d'Israël, et la Torah les appelle une "édah". Les Sages en ont déduit qu'une "édah", une assemblée, c'est 10. Le Minyan transforme cette énergie négative en force positive : 10 personnes rassemblées pour sanctifier le Nom d'Hachem. Sans minyan, on peut réciter la prière individuellement, mais pas les passages comme le Kaddich ou la Kedoucha.

Kaddish

Le mot Kaddich signifie "Saint" ou "Séparé" en araméen. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce texte ne parle pas de la mort ni du deuil. C'est une magnifique prière de louange envers Hachem. On le récite en araméen pour plusieurs raisons : c'était la langue que tout le monde parlait à l'époque, et surtout pour briser les forces du mal (kelipot) et empêcher qu'elles s'attachent à la prière. Le Kaddich des endeuillés est récité pendant 11 mois après la mort d'un défunt pour l'élévation de son âme, et tous les ans au moment de sa hazkara.

Avodah

Le mot Avodah veut dire "Service" ou "Travail". À l'époque du Beit Hamikdach, il désignait le service des sacrifices. Après la destruction du Temple, les Sages ont instauré la prière en remplacement. Ils l'appellent " Avodah she-ba-lev" : le service du cœur. La prière est un vrai travail, car elle demande de se transformer de l'intérieur, de travailler sur ses pensées et ses émotions. Aujourd'hui, nos paroles sincères remplacent les offrandes : chaque instant de prière devient un service divin authentique.

Comprendre les mots de la prière, c'est déja lui donner plus de sens. Mais imaginer comprendre chaque mot de ta Tefila, nous connecte pleinement et sentons enfin que l'on parle vraiment à Hachem.

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