Plaidoyer pour ma...Guerre

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Plaidoyer pour ma... Guerre. (Thierry Zanzouri - 2025)

Hier sur les réseaux, j’ai vu passer un commentaire, parmi les centaines, tous aussi décomplexés

Encore ces Israéliens avec leurs bombardements ! Quel peuple belliqueux ! Classique.

Toujours postés par des lâches planqués derrière leurs écrans, qui suivent les tendances comme on suit un Hashtag. Sans jamais lire l’histoire ni les faits.

C’est vrai !! Nous sommes devenus des gêneurs, mais ce n’est pas nouveau, çà fait des siècles qu’on gêne.

Avant de défendre notre terre, il a fallu défendre notre nom, notre droit d’exister.

Avant de retrouver notre terre, nous avons erré de pogroms en bûchers, d’étoiles jaunes en camps de la mort.

Et maintenant qu’on se défend ; à nouveau, on nous accuse encore.

Pourquoi ?

Parce qu’on ne meurt pas en silence, parce qu’on ne pleure pas à heures fixes, selon les quotas de compassion imposés par les bien-pensants.

Parce qu’on ose riposter, alors qu’on attendait de nous la soumission, la docilité.

Le 7 Octobre 2023, des hommes sont venus armés de haine. Ils ont massacré, violé, brûlé, filmés

Ils ne venaient pas pour discuter des frontières, ils venaient tuer des Juifs encore

Et depuis ce jour, je suis en guerre. Pas une guerre d’expansion, pas une guerre de revanche, mais une guerre pour rester en vie.

On me parle de Gaza, de souffrances, de bilans, mais qui se souvient de Sderot, de Nir Oz, de ces enfants décapités, de ces otages que l’on cache dans des tunnels, pendant que le monde détourne les yeux pour regarder les ruines.

Chacun de nous est un Juif, un Juif d’après l’inquisition, un Juif d’après les pogroms, un Juif d’après Auschwitz. Nous portons tout cela, pas comme un souvenir, mais comme une cicatrice active, une mémoire à vif.

Je ne veux pas de cette place de victime éternelle, offerte à condition de ne jamais déranger. Je ne veux plus être un Juif locataire de l’histoire.

J’en ai assez de frapper à la porte des consciences. J’entre, je suis chez moi et chez moi je me défends.

Ma guerre n’est pas pure. Aucune guerre ne l’est, mais elle est juste, parce qu’elle est une réponse à une barbarie sans nom, à une haine millénaire qui change de costume selon les époques.

Et à ceux qui me disent : Et les Palestiniens ?

Je réponds : De quels palestiniens parlez-vous ?

Il n’existe dans toute l’histoire aucune trace d’un royaume, d’une dynastie, d’une langue, d’une monnaie, d’une capitale ou d’une tradition politique propre à ce nom.

Pas une mention, rien !

Et quand nous sommes revenus, il n’y avait ni état, ni peuple structuré, ni agriculture. Il n’y avait que des marécages, des dunes, des ruines.

Et c’est en ramenant la vie, que nous avons réveillé l’hostilité. Les fleurs ont repoussé, les arbres ont fleuri et avec eux, la haine s’est ré-installée, comme pour confirmer ce que disait déjà nos textes anciens : Cette terre ne produit que pour nous et brûle sous les autres.

Alors, leur place elle est ailleurs, chez leurs soit-disant frères, ceux qui possèdent des millions de Km2 et qui les ont toujours utilisés, parqués, puis oubliés, jamais accueillis, parfois massacrés, mais toujours retournés contre nous.

Il faut le dire : La création de l’état d’Israël fut pour beaucoup en Europe un moyen de se donner bonne conscience. Un faux acte de réparation sur une terre lointaine.

On nous a offert un pays en espérant qu’il serait notre tombe.

Ils pensaient que nous ne survivrions pas aux premières guerres. Leur plan a échoué, leur honte est restée. Alors leur haine a grandi. Aujourd’hui cette hypocrisie continue. Les chefs d’états, Macron et les autres, se réfugient derrière des appels creux à la retenue. Non par morale, mais par peur !

Peur d’attentats sur leur sol, peur d’émeutes, peur de devoir nommer l’ennemi, alors ils cèdent. Et ce renoncement se fait une fois encore au détriment de la sécurité des Juifs.

Ils sacrifient notre dignité pour leur tranquillité, ils nous désignent à voix basse comme le problème, tout en jouant aux médiateurs universels, eux avant nous.

Toujours le confort politique avant la justice, le silence avant la vérité. Enfin comme en 40…

Et même les plus grands n’ont pas échappé à ce mépris. De Gaulle lui-même dont l’histoire retiendra peut-être le panache, mais rarement la lucidité, avait osé dire que nous étions un peuple sûr de lui et dominateur.

Nous venions d’enterrer nos morts, nous étions à peine debout. Et déjà on nous reprochait d’avoir survécu avec trop de fierté.

Descartes disait :  Je pense donc je suis.

Mais vous, vous pensez mal ou pire, vous répétez sans penser, alors peut-être que vous n’existez pas.

Pensez-y !!

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